Lecture n°7 : Le plus bel endroit du monde est ici de Francesc Miralles et Care Santos

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Auteurs :  Francesc Miralles, Care Santos

Éditeur : Pocket

Parution : 19 juin 2014

Pages : 187

Prix : 6,30 €

Résumé : 

« Iris a 36 ans et des idées noires plein la tête : ses parents viennent de disparaître dans un tragique accident et, en une seconde, toute sa vie a basculé. Par un après-midi froid et gris, elle songe même à en finir. Son regard se pose alors sur la devanture d’un café auquel elle n’avait jamais prêté attention auparavant. Son nom étrange, Le plus bel endroit du monde est ici, éveille sa curiosité. L’intérieur est plus intrigant encore, comme sorti d’un rêve. Tout y semble magique, à commencer par Luca, bel Italien porteur d’une promesse : le bonheur. »

Mon avis :

Je suis tout de suite rentrée dans l’histoire et je me suis facilement attachée aux personnages. J’étais aussi intriguée qu’Iris en découvrant ce café. Chaque table a un pouvoir magique. Iris y rencontre Luca qui reste un mystère jusqu’à la fin du livre et dont elle va tomber amoureuse. Iris revient tous les jours dans ce café, espérant y retrouver son bel italien et chaque jour il l’attend à une table différente. La magie du lieu et les belles paroles philosophiques de Luca vont aider la jeune femme à retrouver son chemin entre le passé et le futur. Grâce à ses enseignements et à ceux du magicien, Iris va trouver un sens à son présent et se construire une vie dans laquelle elle se sent bien.

Je ne vais pas vous en dévoiler plus pour garder un peu de magie.

Un livre doudou, un livre qui fait du bien ! Un petit roman à lire emmitouflé.e dans un plaid avec une bonne boisson chaude. Son écriture douce et poétique t’enveloppe et te donne le sourire. J’ai passé un très bon moment avec ce livre. Il se lit d’une traite. On ressort de cette lecture avec une vision positive et une envie de croquer la vie à pleines dents.


« La plume à droite.

Le cœur à gauche.

Et toi partout. »

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Premières lignes #14

Premières lignes, un rendez-vous proposé par Ma Lecturothèque.

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HIVER

Il y a quelques années, j’ai eu un hiver difficile. Il me semble inutile aujourd’hui de revenir sur la cause de mon malheur. J’avais trente ans et je me sentais à bout de forces, désemparé et abattu, comme quand une entreprise en laquelle tu as cru échoue misérablement. Un travail, une histoire d’amour, un projet à plusieurs, un livre qui a demandé des années d’efforts. À l’époque, imaginer l’avenir me semblait une idée aussi aberrante que de prendre la route un jour où tu as de la fièvre, qu’il pleut dehors et que ta jauge d’essence est dans le rouge. J’avais beaucoup donné, et où était ma récompense ? Je passais le temps entre les librairies, les magasins de bricolage, le bistrot d’en face et mon lit, d’où je contemplais le ciel laiteux de Milan à travers la lucarne. Et surtout, je n’écrivais pas, ce que je n’avais jamais expérimenté.

Ce mois-là, les romans me tombaient des mains, mais je fus attiré par le destin de ceux qui, refusant le monde, avaient cherché à vivre dans la nature des expériences de solitude.

 

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Le garçon sauvage, Paolo Cognetti, Êditions Zoé, 2017.

Page blanche et noire

14 août 2017

Dans quelques semaines, j’aurai officiellement terminé mes études. Alors que des milliers d’étudiants vont faire leur rentrée, je vais commencer ma vie d’auto-entrepreneur. Ça me fait vraiment bizarre. Je finis mon Master, je suis donc Bac +5. Je pense être prête pour commencer mon activité professionnelle et c’est assez excitant. Une nouvelle vie commence ! J’ai hâte ! Cependant, j’ai toujours aimer apprendre et j’ai l’impression que ça va me manquer. Certes il y a des tonnes de façon d’assouvir sa soif de connaissance sans aller en cours mais rien ne vaut l’ambiance de la fac. J’ai passé de très bons moments et je pense avoir bien profité de ces 5 années d’université. Elles sont vraiment passées à toute vitesse ! J’ai rencontré des personnes géniales, j’ai travaillé dur mais dans la bonne humeur. J’ai aimé cette solidarité dans nos galères ! J’ai aussi eu la chance de vivre deux ans à Lille. Je n’aurais jamais pensé habiter Lille un jour. C’est le hasard des sélections qui m’a fait atterrir dans le Nord. Je n’étais pas très excitée quand je suis arrivée la première fois, même plutôt stressée, mais je suis très vite tombée amoureuse de cette ville. Il y a des coins magnifiques, l’ambiance est particulière. Pour moi c’est un peu comme un petit Paris avec plus de chaleur humaine et du caractère.  Et quoi de mieux que de manger un welsh dans un vieil estaminet ? La tarte au maroilles est pas mal non plus ! Lille est magnifique et je n’ai sûrement pas découvert tous ses plus beaux recoins.  Je m’y suis très vite sentie chez moi. C’est ça la magie du Nord. Lille aura toujours un place particulière dans mon cœur et j’espère que j’aurais l’occasion d’y revenir. Dans un peu plus d’un mois, je vais quitter cette ville qui m’a si bien accueillie non sans un petit pincement au cœur pour rentrer dans ma région.

Je termine sur ce proverbe Ch’ti : « Quand y’a un étranger qui vient vivre dans ch’nord, il braie deux fois : quand il arrive et quand il repart. » Je pense que je ne vais pas déroger à la règle !

Lecture n°6 : Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

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Auteur :  Laurent Gaudé

Éditeur : Actes Sud

Parution : 17 août 2016

Pages : 281

Prix : 20€

Résumé : 

« Un agent des services de renseignements français gagné par une grande lassitude est chargé de retrouver à Beyrouth un ancien membre des commandos d’élite américains soupçonné de divers trafics. Il croise le chemin d’une archéologue irakienne qui tente de sauver les trésors des musées des villes bombardées. Les lointaines épopées de héros du passé scandent leurs parcours – le général Grant écrasant les Confédérés, Hannibal marchant sur Rome, Hailé Sélassié se dressant contre l’envahisseur fasciste… Un roman inquiet et mélancolique qui constate l’inanité de toute conquête et proclame que seules l’humanité et la beauté valent la peine qu’on meure pour elles. »

Mon avis :

C’est le premier livre de Laurent Gaudé que j’ai lu. Lire la suite

Page blanche et noire

13 août 2017

Quand il s’agit de tout faire pour ne pas avancer sur une tâche barbante mais néanmoins urgente et très importante, j’ai une créativité toute particulière !

Premières lignes #13

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1

L’avenir

VENDREDI 15 JUILLET 1988

Rankeillor Street, Édimbourg

« Je crois que… ce qui compte, c’est de faire bouger les choses, dit-elle. D’arriver à les changer.

– Comment ça ? Changer le monde, tu veux dire ?

– Pas le monde tout entier, mais celui qui t’entoure… Si tu pouvais y changer quelque chose, ce serait déjà pas mal, non ? »

Le jour allait bientôt se lever. Allongés l’un contre l’autre dans le petit lit, ils marquèrent un silence, puis se mirent à rire d’une voix rauque, cassée par leur longue nuit blanche.

« J’y crois pas, gémit-elle. Comment j’ai pu dire un truc pareil ? C’est ringard, non ?

– Un peu.

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Un jour, David Nicholls, Éditions Belfond, 2012.

Premières lignes #12

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Je réponds tout de suite aux questions que vous vous posez :

  • Le livre commence bien par une série de points.
  • Je n’ai pas compté le nombre de points ! (On s’en doutait !!)
  • Le livre est construit comme une boucle, une histoire sans fin. Le début est la suite de la fin.

« ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….. mais je vais trop vite, reprenons. Nous étions dans les débuts de ce siècle, ou à la fin du précédent. Il faisait un automne sale et humide; ce jour-là d’octobre il pleuvait. Les pavés de la cour de l’hôpital brillaient dans la petite pluie grise et bleue. Un chien jaune était assis près du porche et demeurait immobile. Derrière les vitres, Kowalski l’observait depuis un moment, se disant qu’il lui enviait sa liberté, même s’il ne savait l’employer qu’à se mouiller sous la pluie et à surveiller un porche désert. »

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Comme seules savent aimer les femmes, Jean-Paul Chabrier, L’Escampette Éditions, 2010.

Lecture n°5 : Amours de Léonor de Récondo

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Auteur : Léonor de Récondo

Éditeur : Points

Parution : 6 mai 2016

Pages : 207

Prix : 6,90€

Résumé : 

« Tandis que son épouse dort paisiblement, Anselme le notaire abuse de Céleste, la jeune bonne, qui tombe enceinte. Pour sauver l’honneur de tous, Victoire décide d’adopter l’enfant. Mais elle n’a pas la fibre maternelle, et le nouveau-né dépérit. En cachette, Céleste va tendrement prendre soin de son petit. Une nuit, Victoire les rejoint dans la chambre sous les combles… »

Mon avis :

J’ai reçu ce livre l’année dernière dans une Kube. C’est typiquement un livre que je n’aurais jamais choisi moi-même, et c’est exactement ce que je voulais.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre qui se passe à cette époque. Ça m’a rappelé mes années lycées ! L’histoire se déroule au tout début du XXème siècle, dans une famille bourgeoise. Lire la suite

Lecture n°4 : Antispéciste d’Aymeric Caron

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Auteur : Aymeric Caron

Éditeur : Don Quichotte

Genre : Essai

Parution : 7 avril 2016

Pages : 496

Prix : 20,90€

Résumé : 

« L’antispécisme milite pour l’intégration de tous les êtres vivants sensibles dans une même famille de considération morale. Vu sous un autre angle, cela signifie que l’antispécisme revendique l’appartenance de l’espèce humaine à une communauté beaucoup plus large qu’elle-même, celle des animaux. Il s’agit de notre communauté d’origine, dont nous ne sommes jamais sortis, malgré nos tentatives désespérées pour le faire croire et l’obstination à renier nos origines. Nous ne sommes que les jeunes visiteurs d’un zoo égaré au milieu de nulle part. »

Mon avis :

Je lis rarement ce genre de livres, je l’avoue, et je ne suis pas vegan. Et pourtant je n’ai pas hésité une seconde avant d’acheter ce livre. Lire la suite